Le portique est constitué de quatre colonnes et quatre colonnes engagées, d'ordre colossal ionique, dont le fût cannelé est rudenté au tiers inférieur et les chapiteaux sont ornés de guirlandes de feuillage. Il soutient, en guise de fronton, une sculpture inscrite dans un triangle figurant deux allégories féminines de la guerre assises parmi des trophées de part et d'autre d'armoiries [bûchées].
En réalité, un subtil jeu de décrochement des façades atténue la raideur de l'ensemble. Ledoux fait montre ici d'une grande maîtrise de l'agencement des volumes, du traitement de la surface des murs, de l'utilisation des décors favorisant les jeux de lumière.
Il reviendra plusieurs fois au cours de sa vie sur le projet du château de Bénouville, alors même que ce dernier est déjà construit, évoluant vers une façade de plus en plus épurée et géométrique.