On peut suivre l'histoire de la seigneurie de Bénouville depuis le XIVème siècle. Domaine de la famille Panthou jusqu'en 1501, elle passe alors à la famille Gillain qui, par une habile politique matrimoniale accroît son importance et son influence. Le dernier seigneur de Bénouville, Antoine Gillain, qui avait vu sa seigneurie érigée en marquisat, lègue à sa mort en 1768 son titre et ses biens à sa seule héritière, sa fille Thérèse-Bonne. Celle-ci avait épousé en 1760 François Sanguin, marquis de Livry, lui-même issu d'une famille proche de la cour, lequel avait fait carrière dans les armées et avait atteint dans la marine royale le grade de chef d'escadre.
A la tête d'une belle fortune, vivant à Paris, ils décident dès la disparition de leur père et beau-père de démolir la vieille demeure familiale de province, peut-être en mauvais état et surtout démodée, et de faire bâtir en ses lieu et place une résidence confortable, plaisante, moderne , en accord avec leur rang et les goûts de la société qu'ils fréquentent. Ils choisissent comme architecte Claude-Nicolas Ledoux.
| Les chiffres du marquis et de la marquise de Livry présents sur l'escalier d'honneur |
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| 2.1.1 La carrière militaire |
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