En cette fin du XVIIIe siècle, on ne se lave guère ! Au mieux, on se contente d'une toilette de chat avec un pot à eau et sa cuvette posés sur une table de toilette.
Un nouveau meuble apparaît cependant : le bidet. Mais aucune baignoire n'est signalée au château de Bénouville. La chaise percée est à l'abri des regards dans la garde-robe. Mais dans la plupart des cas on se contente d'un pot de chambre, à disposition dans toutes les chambres ou garde-robes. Le moment essentiel de la toilette est celui du soin donné au visage et à la coiffure. Il apparaît comme un moment privilégié de la journée : on y séduit tout en se préparant à séduire. Une petite pièce, le cabinet, est réservée à cet usage.
Le retour à la nature prôné par J.-J. Rousseau influence aussi la mode et tend vers plus de simplicité et d'hygiène. Le parfum ne sert plus seulement à corriger les odeurs. De même, les fards et les poudres sont moins utilisés. Il suffit pour s'en rendre compte de comparer les visages au ton plus pastel des femmes peintes par Madame Vigée-Lebrun (portraitiste de la reine Marie-Antoinette) après 1780 et ceux, deux décennies auparavant, de Boucher.