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Un diagnostic archéologique en plein cœur de Bayeux
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| Diagnostic archéologique - Du 19 janvier au 2 février 2009 - 10 rue Franche – BAYEUX (parcelle AH 188) - Service d’archéologie du Conseil général du Calvados - Responsable d’opération : Grégory SCHÜTZ - Equipe : Guillaume GADEBOIS (fouilleur), Lola TRIN (céramologue)
Situé dans un secteur relativement peu concerné par la recherche archéologique jusqu’à présent, dans l’actuel centre ville de Bayeux, le diagnostic archéologique s’est déroulé au niveau du n° 10 de la rue Franche. Il a été motivé par le projet de construction d’un parking souterrain dans le cadre de la rénovation de l’hôtel particulier. Localisé au cœur de la ville intra muros d’Augustodurum et de la ville médiévale qui lui a succédé, l’opération a confirmé assez logiquement l’occupation de ce secteur de manière quasi continue de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
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2000 ans d’occupation
Quatre phases principales ont été appréhendées : Haut-Empire, IVe et Ve s., Moyen-Âge et période moderne/contemporaine. Les principaux vestiges appartiennent principalement à l’époque gallo-romaine, notamment à l’Antiquité tardive et au Ve s. Les éléments observés au diagnostic correspondent à une trentaine de structures (fosses, fossés, puits, fond de cabane, trous de poteaux, sols, mur) ainsi que divers remblais, vestiges uniformément répartis dans les trois tranchées réalisées. |
| De l’origine de la ville gallo-romaine à l’installation d’un dallage lié à un monument public (place ?esplanade ?) |
Les premiers niveaux archéologiques observés appartiennent au Haut-Empire et consistent en une succession de remblais et un probable niveau de sol. Ils se répartissent depuis le substrat jusqu’à un sol réalisé à l’aide de dalles de calcaire. Ces niveaux sont datés par plusieurs tessons de céramique de la fin du Ier - début du IIe s. d.n.è. localisés dans l’épais remblai qui sert de radier au dallage. Cet aménagement fut largement récupéré si bien qu’il ne subsiste qu’en trois points distincts au fond des tranchées, mesurant néanmoins plusieurs mètres carrés chacun. L’extension du dallage peut être en partie appréhendée grâce à celle du radier l’accueillant, couche que l’on retrouve dans toutes les tranchées, sans que nous puissions pour autant en saisir les limites, celles-ci n’ayant pas été observées pendant le diagnostic. Le dallage est composé de blocs de forme parallélépipédique, parfois quadrangulaire, s’ajustant parfaitement les uns aux autres. Les longueurs observées varient de quelques dizaines de centimètres à plus d’un mètre ; l’épaisseur atteint sur les exemplaires les mieux conservés, une trentaine de centimètres. Il semble qu’il s’agisse d’un aménagement assez imposant, ayant perduré dans le temps puisque l’on a pu retrouver à sa surface du mobilier de la fin du IIIe – début du IVe s., et que différents indices permettent de le rattacher à un espace de circulation situé à l’air libre à caractère vraisemblablement public (place ? esplanade ?). |
| De rares indices témoignant du passage de l’Antiquité au Moyen-Âge |
Cet aménagement est dans un second temps partiellement récupéré et accueille une occupation aux IVe et Ve s. Cette dernière se caractérise par l’installation de plusieurs structures excavées (puits, fosses, fossés et trous de poteaux) et d’un fond de cabane mesurant 4,7 m sur 3,6 m. Dans sa partie observée au diagnostic, celui-ci présente à l’intérieur de son creusement quadrangulaire un trou d’ancrage de poteau dans chaque angle et au milieu des petits côtés et, à l’extérieur de la structure, au milieu des trois côtés observés. A cela s’ajoute, un creusement rectilinéaire au niveau de l’axe médian de la structure correspondant à l’installation d’une pièce de bois destinée à supporter un plancher. Cet ensemble ainsi qu’un autre trou de poteau voisin ont livré des fragments de sigillée d’Argonne attribuable au Ve s.
Le site est ensuite recouvert par un important remblai, qui livre du mobilier allant du IVes. à l’époque médiévale et moderne (assemblage de fragments de céramique glaçurée et de grès). Cette couche accueille également plusieurs fosses et les fondations d’un mur courbe séparant l’espace jardin de l’hôtel particulier, au fond de la parcelle, de la cour située à proximité du porche d’entrée. |
Perspectives
Ainsi l’opération a-t-elle offert l’occasion de confirmer l’occupation de ce secteur de la ville de manière quasi continue depuis le début de l’époque antique. Elle a permis également de révéler l’existence d’un aménagement important sous la forme de ce dallage calcaire, témoin a priori d’un espace de circulation extérieur à caractère public et peut-être lié à un monument de même nature. Le diagnostic a offert, de plus, la rare opportunité d’appréhender un ensemble de structures appartenant à l’Antiquité tardive et au Ve s. en milieu urbain. En raison de l’absence de toutes menaces sur les vestiges archéologiques liée à l’abandon du projet de parking souterrain par l’aménageur, il n’a pas été prescrit de fouille préventive à la suite de ce diagnostic. Les structures rencontrées, les problématiques abordées et une possibilité d’accès sur la parcelle à l’été 2010, pendant la fermeture du chantier de construction ont motivé une demande de projet de fouille programmée auprès du S.R.A. de Basse-Normandie. |
Plus de photos
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Particularités |
| Localisation :
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Type de fouille : |
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Le Calvados est riche en sites archéologiques.
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