L’oppidum du Castellier, campagne 2007
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| La campagne de fouille 2007 du site du Castellier fait directement suite à la prospection thématique effectuée en 2006 sur ce qui est considéré comme le chef-lieu du peuple gaulois, les Lexoviens.
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L’ouverture d’un secteur d’environ 600 m², précédemment repéré par un sondage, a eu pour objectif d’évaluer le niveau de conservation des vestiges datant de l’âge du Fer dans une zone située près du rempart, mais aussi de tenter d’en déterminer la fonction. L’organisation spatiale de cette partie nord de l’ « agglomération » gauloise a ainsi pu être appréhendée. Plusieurs phases d’occupation distinctes ont été identifiées : De petits fossés ou tranchées, présents en grand nombre, témoignent d’une compartimentation de l’espace dans ce secteur. Une phase comprend des alignements de trous de poteaux et des épandages importants de graines carbonisées. Cet espace est alors utilisé comme lieu de stockage de céréales avec des bâtiments de type grenier. L’abondance de graines calcinées témoigne de la destruction par incendie de ces greniers. |
| Cette zone semble avoir ensuite eu une vocation artisanale ; un four arasé, de nombreux rejets de curages de foyer et des résidus de forge l’attestent. |
La partie sud du secteur a également livré une incinération, ainsi qu’une probable inhumation (les ossements ne sont pas conservés). Dans le secteur nord, une réoccupation du site à la fin du Moyen Age se caractérise principalement par un important réseau de fossés mais aussi par l’implantation de bâtiments sur poteau sans doute liés à une activité de tuiliers ; un four a été mis au jour en 2006 à proximité, au niveau du rempart. |
La fouille d’une zone d’environ 500m², dans le secteur central de l’oppidum, a été menée par Nicola Coulthard. Une partie d’une villa péri-urbaine gallo-romaine a été mis au jour. D'après le mobilier découvert (poteries, récipient en verre mais aussi quelques fibules en bronze), l'édification de ce bâtiment se situe à la fin du Ier siècle après J.-C. ou au début du IIe siècle après J.-C. Les niveaux les plus récents permettent de dater l'abandon du site dans le courant du IIIe siècle après J.-C. Il s’agit d’un bâtiment de construction soignée dont les pièces sont organisées autour d’un espace ouvert pouvant être une cour ou jardin. Il est doté d’aménagements de confort, tels le chauffage sous le sol, et sans doute d’un étage. Cette maison « de campagne » appartenait certainement à un riche et influent habitant de Noviomagus. |
Sous ce bâtiment et les niveaux correspondants, plusieurs tronçons de fossés appartiennent à une ou plusieurs phases d’occupation antérieures, dont certains pourraient dater de la fin de l’époque gauloise. Ainsi cette étude nous renseigne sur l’implantation d’un domaine gallo-romain sur les terres de l’agglomération principale des lexoviens quelques dizaines d’années seulement après la création de la cité de Noviomagus (Lisieux). |
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Particularités |
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